Soirée du 26 novembre 2015

Myriam a lu l’ouvrage de notre nouvelle amie Sophie Colliex (voir article Journal de Veyrier plus bas dans la page) et l’a beaucoup aimé. Elle a aussi apprécié L’appel du coucou de Robert Galbraith (Mme J.-K. Rowlings). Elle se réjouit de lire la suite, Le Ver à soie.

 

Francine a bien aimé Une autre idée du bonheur, de Marc Lévy. Une femme s’évade de prison et, dans sa fuite, prend une autre femme en otage. Pour sauver sa peau, l’autre se laisse faire avec l’idée de s’échapper au plus vite. Mais finalement, une amitié se noue entre les deux femmes et l’otage devient l’alliée de la fugitive dans sa quête vers la vérité. En effet, l’évadée mène son enquête sur ce qui lui a valu une condamnation à trente ans de prison…

 

Sophie, elle, s’est plongée dans un livre étrange et qui a décroché  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévision et plus récemment celui des étudiants France Culture/Télérama. Il s’agit de L'Amour et les forêts, qui raconte l’expérience d’une femme mariée à u pervers narcissique. Un ouvrage très psychologique et bien écrit. « Un livre dans lequel on préférerait ne pas se reconnaître » dit en substance Sophie. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à une lectrice de Reinhart qui lui avait confié sa vie dans une lettre et qui agit aujourd’hui en justice contre lui, l’accusant de s’être servi de son témoignage pour construire son livre. Cela a débouché sur une discussion passionnante…

 

Christiane a lu Cervin absolu de Benoît Aymon (Passe-moi les jumelles, RTS). C’est un roman publié chez Slatkine, basé sur des archives et des actualités de l’époque des pionniers de notre célèbre sommet suisse, gravi pour la première fois en 1865.

L’ascension du Cervin a toujours été une histoire d’hommes. Pour la première fois, et c’est ce qui fait la très grande originalité de ce roman, la conquête de la montagne emblématique des Alpes est racontée par deux femmes qui ont vécu dans l’ombre d’Edward Whymper. Engagé dans une compétition sans précédent avec son rival Antoine Carrel, Whymper se révèle d’une fascinante obstination. À la fois tragique et drôle, fourmillant de détails et d’informations sur le contexte géopolitique de l’époque, ce premier roman de Benoît Aymon permet de comprendre qui était cet homme, assez fou pour offrir sa vie au géant des Alpes.

 

Christiane propose aussi Les Mémoires ébouriffées de la journaliste genevoise Laurence Deonna, publiées aux Editions de l’Aire.

« J’ai dû en franchir des barrières, des murs, des frontières, des pays, des préjugés et les aspects plus ou moins avoués du machisme. » Reporter, écrivaine et photographe, Laurence Deonna s’inscrit dans la lignée des grandes voyageuses: Isabelle Eberhardt, Ella Maillart, Anne-Marie Schwarzenbach. Née en 1937, elle leur succède. Autre temps. Autre parcours de vie. Un point commun : l’aventure. Vient s’y ajouter la franchise qui est le luxe de sa génération : une femme qui peut tout dire, ou presque, et même s’étendre sur ses amours-qui-ne-durent-pas-toujours. Son irrésistible sens de l’humour, joint à une volonté inoxydable, lui ont permis de survivre tant aux tragédies familiales, qu’à celles, parfois insoutenables, du terrain du reportage. Son éditrice l’a définie ainsi : « Ce n’est pas qu’une journaliste, c’est une créatrice. »

Un fil rouge tisse ces Mémoires empreintes à la fois de légèreté et de gravité : le pacifisme, l’empathie et la compassion, particulièrement envers les femmes. Vétérane des années 60, Laurence Deonna a parcouru en solitaire des pays devenus depuis périlleux. Elle a connu des situations cocasses, des situations hasardeuses. Des souvenirs passionnants !

 

Dernier choix, Les enfants de cendre, de Kristina Ohlsson, un thriller surprenant publié chez Michel Lafon.  

Au milieu d’un train bondé, une petite fille disparaît. En dépit d’une centaine de témoins potentiels, personne n’a remarqué quoi que ce soit. Sa mère était descendue sur le quai pour passer un coup de fil, et n’a pu regagner le train à temps. Affolée, elle a alerté les contrôleurs qui ont gardé un œil protecteur sur l’enfant endormie. Pourtant, à l’arrivée en gare de Stockholm, la fillette s’est volatilisée. On ne retrouve que ses chaussures sous la banquette...

Patricia a lu Derrière les panneaux, il y a des hommes, un roman qui vient de valoir au Genevois Joseph Incardona (Finitudes ) le Grand Prix de la Littérature policière. L’histoire se déroule entièrement sur l’autoroute, autour d’un personnage qui vit là, dans sa voiture, à la recherche de quelque chose. Tous les acteurs de ce livre sont mal dans leur peau, et l’environnement n’est pas mieux. Dur, sale, un peu trop pour Patricia qui n’a pas trop apprécié l’écriture saccadée et étonnante que l’auteur a choisie pour ce récit.

En revanche, et toujours en restant dans les auteurs de chez nous, elle ne tarit pas d’éloges à propos du livre d’Olivier Voltenauer, Le Dragon du Muveran (Plaisir de Lire). Le village de Gryon commence à trembler lorsqu’un corps nu est retrouvé dans le temple, allongé sur la table sainte. Un curieux message est découvert « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ». Est-ce que ce message a un rapport avec le fait que la victime a été dépossédée de ses yeux alors qu’elle était encore en vie ? L’inspecteur Andreas Auer avec son équipière Karine, commence à enquêter, à suivre les moindres pistes malgré le peu d’indices dont ils disposent, mais il y a une chose dont Andreas est certain, c’est ce que ce meurtre ne sera pas le dernier.

Une vraie découverte pour un premier roman… romand !

 

Dominique, elle, revient sur les trois titres d’Agnès Martin-Lugand (tous dans notre bibliothèque) : Les gens heureux lisent et boivent du café, sa suite La vie est facile, ne t’en fais pas et Entre mes mains le bonheur se faufile publié entre deux (Michel Lafon). « Ce sont des livres dans lesquels on entre, on se sent bien... » résume Dominique, largement soutenue autour de la table.

 

Le Van nous donne envie de redécouvrir Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, du duo Mary Ann Shaffer et Annie Barrows.

Les auteures, deux Américaines pince-sans-rire, ont imaginé la correspondance désopilante d'une femme écrivain britannique, Juliet, avec des proches qui s'éloignent, et des lointains qui deviennent proches, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, les membres d'un club de Guernesey qui donne son titre au livre, devenus lecteurs pour, entre autres, camoufler aux Allemands leur amour du cochon rôti... (Télérama, 2009)

 

Lydia, nouvelle venue au club, nous fait rire en nous parlant de sa lecture : « Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché » (ouf, les titres longs sont à la mode !). La vache « Lol » apprend que le paysan a vendu tout le troupeau pour la boucherie. Elle décide de s’évader et pour cela, doit surpasser ses peurs. Avec ses collègues, elle souhaite aller en Inde où elle a entendu dire que les vaches sont sacrées. On suit son aventure et celle de son copain le chat, afin de découvrir ce que signifie le bonheur pour chacun d’entre nous.

 

Catherine a beaucoup aimé les nouvelles de Mélanie Richoz Le Bain et la douche froide, parues chez Slatkine. Elle en souligne la finesse et l’espièglerie qui surprend à chaque fin de texte. Une belle plume fribourgeoise à découvrir vite !

En parlant de nouvelles, nous évoquons un recueil de nouvelles noires réunies dans un volume : Treize à table.

Treize des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles centrées autour d'un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues... Du noir, de la tendresse, de l'humour, de l'absurde, à chacun sa recette. 13 repas à déguster sans modération, alors à table ! Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaître, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Périer, Tatiana de Rosnay, Éric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Werber. Le livre est vendu au profit des Restos du Cœur.

 

Corinne a beaucoup aimé La Bibliothèque des Cœurs Cabossés de Katarina Bivald (Denoël).

Tout commence par les lettres que s'envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken   Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d'échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.

 Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis - et pas uniquement les personnages de ses romans préférés -, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu'Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.

 Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel...

 

Elle a aussi dit son heureuse surprise devant la construction de La Fille du Train de Paula Hawkins, chez Sonatine. Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu... (Site Senscritique)

 

Enfin, Corinne propose (entre autres pour les cadeaux de Noël) le livre Jeunesse du Genevois Roland Godel, Dans les yeux d’Anouch. Un très beau récit que l’auteur a tiré des souvenirs de sa grand-mère qui a vécu le génocide arménien. En cette année du centenaire de ce terrible moment d’histoire, le livre a trouvé une place particulière. L’ouvrage est plein de finesse et de sentiments. Godel n’en est pas à son premier ouvrage pour la jeunesse. Ici, il a su dire l’horreur avec des mots justes et sobres. C’est remarquable. Le livre a été couronné du Prix Gulli 2015, une récompense qui salue un texte écrit en français pour des enfants de 8 à 14 ans, et paru entre janvier et septembre, chaque année. Une récompense largement méritée.

 

 

 

Nouvelle membre de Bouillon de Lecture

Sophie Colliex publie un roman fort, plein de soleil

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Article publié dans le Journal de Veyrier de novembre

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Cet ouvrage a été pensé aux Quatre-Fontaines, écrit au « Petit Prince » de Troinex et documenté à Paris. Sophie Colliex, Veyrite d’adoption depuis dix-huit ans, nous offre ici un bijou d’écriture, une page d’histoire comme un hommage à sa famille 

Il fait chaud, dans ce livre ; ça sent le sable, les cailloux et la mer. En 1940, le port algérien de Mers-el-Kébir n’a pas vocation à entrer dans l’histoire. Dans la baie ensoleillée, la vie est rythmée par celle des pêcheurs.

Les bateaux de guerre qui s’y installent dès 1939, sont ceux de la France. Or, la Métropole en guerre utilise toutes les ressources de ses colonies et n’a que faire de la vie quotidienne des habitants. 

Alors qu’il n’avait rien demandé, le port de Mers-el-Kébir laissera tristement son nom dans l’histoire après les deux attaques de juillet 1940. Lors de la première offensive, quand le cuirassé la Bretagne est attaqué par la marine anglaise et coule avec un millier de marins dans son ventre, tandis que d’autres navires, gravement touchés, s’échouent dans le port, les Kébiriens se joignent aux sauveteurs, tentent de secourir ceux qu’ils peuvent, récupèrent les marins ou ce qu’il en reste. Le bilan est lourd, beaucoup trop lourd pour les habitants qui font ce qu’ils peuvent, avec leur cœur.

« J’avais envie de raconter ces gens-là » explique Sophie Colliex dont les parents français ont grandi en Algérie (elle-même a quitté le pays à l’âge de 3 ans). « Je voulais montrer ce peuple méconnu, pris dans un conflit qui ne le concernait pas. »

Au départ, l’idée fut peut-être de comprendre ses racines. Sophie Colliex Monari a passé des heures au Château de Vincennes, au Service historique de la Défense. Elle a retrouvé l’histoire du port de Mers-el-Kébir, simple havre de pêcheurs napolitains au 19e siècle, qui sera transformé entre les années 1930 et les années 1960 en une grande  base navale, et évacué en 1968.  

Très vite, les recherches historiques ont débouché sur un roman. Les interviews des témoins de l’époque ont été déterminantes. On raconte mieux l’humain par le biais de la fiction.

La réussite est totale. L’hécatombe de Mers-el-Kébir, vue par les yeux de Michel, huit ans au début du récit et presque vingt à la fin, prend une teinte particulière. Le regard n’est plus historique et le récit devient humain.  

Au mois de septembre à La Ciotat, Sophie a rencontré des Kébiriens qui avaient lu son ouvrage et en restaient bouleversés. Tous étaient présents pour la traditionnelle procession en l’honneur de Saint-Michel dont la statue, apportée de Naples à Mers-el-Kébir au 19e siècle, est aujourd’hui installée sur cette côte des Bouches-du-Rhône.

On lira ce livre parce qu’il évoque – et c’est rare ! – l’Algérie bien avant la guerre d’indépendance, parce qu’il raconte un fait militaire que la France a pris soin d’oublier, mais surtout pour la prose fine et le récit émouvant que Sophie Colliex en a fait.

Editions Encre Fraîche, 2015

www.sophie-colliex.com

Soirée du 29 octobre 2015

Antoinette Borgnana mentionne d’abord un livre « triste », La Boisselière de Sylvianne Châtelain. Un bon livre, mais l’atmosphère est lourde, au cœur d’une ancienne EMS dans laquelle trois individus s’installent et s’incrustent…

Elle n’a aimé que moyennement le dernier Amélie Nothomb, Le crime du comte Neville, qu’elle ne juge pas aussi percutant que d’autres titres de l’auteure. Un homme, qui va récupérer sa fille chez une voyante, s’entend dire par la devineresse qu’il s’apprête à donner une réception (ça, il le savait !) au cours de laquelle il tuera quelqu’un. Stupéfaction ! Sa fille, mal dans sa peau, lui propose d’être sa victime…

Avec le livre de Kurt Vonegut, Antoinette pensait s’amuser, comme le titre le laissait présager : « Elle est pas belle, la vie ? ». Malheureusement, le titre était plus drôle et entraînant que le contenu…

 

Un bonheur enfin, aux dires d’Antoinette, avec la lecture du dernier Metin Arditi, Juliette dans son bain. L’histoire tourne autour de deux tableaux de Bracq et de Picasso qui ont peint la même femme de deux manières différentes. Un richissime homme d’affaires les offre à un musée, juste avant que sa fille ne soit enlevée. Les ravisseurs exigent qu’il révèle publiquement ses turpitudes. Mais ce qui paraît coupable aux uns l’est-il pour tout le monde ? Un ouvrage bien écrit, un bon Arditi, une fois de plus.

Et puis une autre jubilation : Le Montespan, de Jean Teulé. Le livre narre le triste parcours d’un des cocus les plus célèbres de France, de son refus de certains avantages et des difficultés qu’il a rencontrées. Excellent !

Pernette Rickli a lu Danser avec les ombres de Laurent Gaudé (Actes Sud), dont elle aime beaucoup les ouvrages, d’habitude. Ce dernier, qui se déroule en Haïti, l’a déçue. La langue reste certes intéressante, mais le propos l’a un peu « désemparée ».  

Claudine Gabriel a beaucoup aimé Le voyage de Nina, de Frédérique Deghelt, comme elle avait aimé La Grand-Mère de Jade.

Une enfant d’artistes qui se retrouve orpheline, est recueillie par ses grands-parents avec lesquels elle ne s’entend pas. Alors elle fugue et recherche des amis de ses parents. Elle se retrouve dans un monde cosmopolite, de gens du voyage et y fait sa place.

Claudine aurait aimé nous vanter La Double-Vie d’un Papillon, de Valérie Cohen, mais le livre ne l’a pas emballée. On y lit une sorte de dialogue avec l’au-delà qui ne l’a pas séduite. On y croit ou pas, dit Claudine….

 

Francine Zwicky, qui a passé quelque temps à Montréal, a lu un polar québécois de François Levesque, Une maison de fumée. A lire surplace avec l’accent, c’était sympa.

Elle a adoré Maman a tort de Michel Bussi, un auteur qui plaît bien au club. Le pitch ? Un enfant de trois ans que sa mère vient cherche tous les jours à l’école, persiste à dire que cette femme n’est pas sa mère. Le psy de l’école s’en mêle et le doudou aussi…

Une réussite, d’après Francine, surtout pour les grands-mères qui ont des petits de cet âge, bien documenté sur la psychologie infantile.

Corinne Martin s’est enthousiasmée pour le dernier Van Cauweleart, Jules. Du vrai Van Cauwelaert, drôle, fin, touchant et légèrement invraisemblable. Il dit si bien le sentiment amoureux. En plus, là, quiconque connaît bien ou aime les chiens se régale !

 

 

Deuxième belle découverte de Corinne Soudain, seuls, de la navigatrice Isabelle Autissier.

Partis pour l’aventure sur un bateau vers l’Amérique du sud (en route pour un tour du monde), Louise et Ludovic font une escale interdite sur une île située en zone protégée, une sorte de réserve naturelle, pour y escalader quelques sommets. Une violente tempête décide de leur destin en faisant disparaître leur bateau qui les attendait dans la baie.

Réduits à l’état d’animaux, menacés dans leur survie, l’homme et la femme vont retrouver leur instinct primal. L’auteure, avec une écriture magnifique et une si belle connaissance des terres australes, dessine une atmosphère pesante et un récit magique. C’est su-perbe !

 

Corinne a proposé ensuite Les gens heureux lisent et boivent du café, d’Agnès Martin-Lugand (Michel Lafon, 2014), suivi par La vie est facile, ne t’inquiète pas, sorti cet été.

La mort de son mari et de leur fille réduit Diane à l’état de zombie. Son ami Félix ne parvient pas à la faire renaître. Jusqu’au jour où elle décide d’aller « s’enterrer » en Irlande, le pays où son mari rêvait de l’emmener.

Là, lentement, elle réapprend à vivre. Mais un home fait une intrusion violente dans la fragilité de Diane. Il se révèle un traitement de choc bénéfique.

Leur deuxième roman raconte la suite de la reconstruction de Diane. De retour à Paris, elle reprend sa vie en mains, elle retrouve son café littéraire « Les Gens heureux… » et fait même la connaissance d’Olivier qui lui fait à nouveau croire à l’amour et à un avenir possible.

Mais un soir, à Paris, elle rencontre par hasard Edward, son amour irlandais. Et c’est toute une vie qui lui saute à nouveau au visage et au cœur. L’Irlande n’était pas si loin, en fait.

C’est agréable à lire et émouvant. Cela démontre que l’on croit toujours pouvoir choisir alors qu’en fait il n’en est rien.

Soirée du jeudi 28 août 2015

Voici quelques livres proposés par Catherine

Bonsoir la rose / Zijian Chi

Ce livre est écrit par une auteure chinoise C’est l’histoire d’une jeune paysanne qui va étudier à la ville qui loge chez une vieille dame qui a un savoir-vivre et aime les traditions. La vieille méprise la jeune qui ne sait pas se maquiller, se tenir et la jeune trouve la vieille, engoncée dans ses traditions. Mais belle amitié va les lier jusqu’à la mort de la vieille dame

Comme tous les après-midis / Pirzâd Zoyâ

La vie d’une femme qui tous les jours pense qu’elle va pouvoir faire quelque chose de sa vie.

 

 

 

Gioconda/ Nikos Kokantzis

Jolie histoire d’adolescents qui s’aiment d’un amour fou avant la déportation de la jeune fille pour Auschwitz. Catherine trouve que ce livre est bien écrit.

 

Maison des autres / Silvio D’arzo

Catherine nous présente ce livre qui parle d’une vieille femme et d’un curé. La femme veut parler au prêtre car elle a un secret. L’intrigue est un peu lente.

 

 

 

Luce et Célie / Roland Buti

Ce livre raconte l’histoire de deux femmes qui vont s’entraider pour se venger d’un homme.

 

 

 

 

L’ogre du Salève / Olivia Gerig

Au tour de Francine  de nous présenter ses lectures. La première l'a amené au Salève. Elle l’a bien aimé ce livre. L’auteur viendra dédicacer à la Vogue. Nous en avons déjà parlé dans notre soirée du 26 mars 2015.

Son carnet rouge / Tatiana de Rosnay

La deuxième lecture de Francine  contient des nouvelles sur les stratagèmes d’un mari pour tromper sa femme et sur l’infidélité.

 

 

 

 

Daisy Sisters / Henning Mankell

Ce livre écrit en 1933 est le premier livre d’Henning Mankell. Francine nous présente ce livre qui se passe en Suède lors de la 2e guerre Mondiale. Deux jeunes femmes se promènent et se font violer par des soldats. Naît une petite fille et le lecteur suit son histoire. Elle cherche son indépendance.

 

 

 

 

Les héritiers de la mine / Jocelyne Saucier

Voici un livre que Marie-Thérèse nous présente. L’auteure est québécoise. L’histoire se passe dans les années 50 et raconte la vie d’une famille dont le père travaille dans une mine pour nourrir ses 21 enfants. Chaque enfant parle de son vécu à tour de rôle dans un chapitre.

 

La petite communiste qui ne souriait jamais / Lola Lafon

Découvrez l’histoire de Nadia Comaneci, gymnaste artistique de Roumanie qui nous  a émerveillés sur la poutre ou au sol aux JO de Montréal en 1976

 

 

 

L’île aux mille couleurs / Tamara McKinley

Myriam a lu plusieurs livres de cette auteure. Ce dernier retrace l’histoire d’une jeune fille, élevée à Londres, qui a hérité d’un jeune poulain en Tasmanie. Elle s’y rend et découvre ce pays, ses habitants et elle retrouve ces origines.

 

Une si belle école / Christian Signol

Le coup de cœur de Christiane à qui cela rappelle des souvenirs. C’est l’histoire d’une jeune femme qui  rejoint son premier poste de maîtresse d’école dans les années 1954. Beaucoup de tendresse dans ce très beau livre.

 

 

 

L’impasse / Aurélie de Gubermatis

Présenté par Annette qui a acheté le livre à une auteure à Morges. Cette auteure était seule à son stand. Après discussion sur livre, elle l’a acheté. Elle l’a adoré. Elle ne l’a pas lâché. C’est l’histoire d’une psychiatre qui reçoit un jeune homme qui a fait une tentative de suicide. Elle a connu ce jeune homme sur les bancs des examens de médecine lorsqu’il l’a aidé lors de son dernier examen.

 

Un cœur si grand / Amy Hatvany

Jolie histoire présentée par Annette. C’est un livre léger, intéressant qui nous parle d’une jeune femme éprise d’un homme séparé qui a deux filles. L’ex-épouse de l’homme décède et cela chamboule l’organisation des relations entre eux.

 

 

Plus haut que la mer / Francesca Melandri

Christiane nous parle de ce livre sympathique qui  se passe sur une île sur laquelle se trouve, en 1970, un pénitencier. Dans le bateau qui se rend sur cette île, il y a plusieurs passagers dont une femme qui va rendre visite à son mari et un homme qui va voir son fils. Ils sympathisent. Une tempête les empêche de repartir de l’île.  Un gardien les aide à trouver un endroit pour dormir et nous suivons la vie de ses trois personnages.

 

Allmen et la disparition de Maria  / Martin Suter

Ce livre est le troisième d’une série, mais on peut le lire séparément. Le récit se passe dans les palaces avec des peintures et le rapt d’une amie Maria qui a bien aidé le héros à résoudre un précédent mystère.

 

Martin Suter est né en 1948 à Zurich. Il est écrivain, scénariste et a écrit aussi des chansons pour Stephan Eicher.

Enterrez vos morts / Louise Penny

Voici un livre que Patricia a lu pendant la canicule et qui l’a aidé à la supporter. En effet, l’intrigue se passe Canada où il fait -30°. Ça rafraîchit !! L’inspecteur Gamache est en dépression suite à une intervention de police qui a mal tourné. Il se rend chez un ami et un cadavre est découvert dans la bibliothèque qu’il fréquente. La victime cherchait les restes de Champelain pas de e et l’inspecteur mène l’enquête. On y apprend plein de choses sur la ville de Québec et c’est très intéressant.

 

La fille du train / Paula Hawking

Une femme fait toujours le même trajet en train entre son domicile et Londres. Elle voit toujours le même couple à qui elle donne des prénoms. Un jour, elle voit la femme embrasser un autre homme. Quelques jours plus tard elle voit la photo de la femme dans le journal. Elle a été tuée. Elle décide de mener l’enquête.

 

Les nuits de la Saint-Jean / Viveca Sten

Le livre que nous présente Gabrielle se passe près de Stockholm en Suède. Même genre que Camilla Läckberg. Livre agréable à lire qui raconte l’histoire d’une disparition d’une jeune fille.

 

La bague et le bouquetin / Eric Golay

Et notre Vaudoise préférée nous présente un livre qui se passe à Genève. Un Fribourgeois vient à Genève travailler dans une banque. Il loue une chambre chez Mademoiselle Claire. Elle héberge un autre homme aussi. Un jour un promoteur annonce la démolition de l’immeuble. Le Fribourgeois connaît ce promoteur car il vient à la banque. Au cours d’un repas, il retrouve la bague du promoteur dans un jambon et on apprend que le promoteur fricotait avec la fille du chef de service de la banque.

 

Celle qui en savait trop / Linwood Barclay

Pernette nous  présente un livre de Linwood Barclay. C’est l’histoire d’une femme de ménage Keisha qui devient voyante pour arrondir ses fins de mois. Wendell Garfield est sans nouvelles de sa femme qui a disparu une semaine plus tôt. La police n’a aucune piste. Keisha vient à leur secours et tout s’enchaîne.

 

Sukwan island / David Vann

Un père, dépressif, va vivre sur une île avec son fils pendant une année. C’est l’occasion pour ce père de renouer avec son fils. Mais ce séjour va se transformer en drame.

La ville orpheline / Viktoria Hislop

Encore un Victoria Hisloop. Cette fois ce livre se passe à Chypre et l’histoire d’une famille qui a ouvert un hôtel.  A la suite d’un putsch grec tout le monde s’enfuit et il ne reste que deux familles. Comment vont-elles cohabiter ?

 

Ainsi résonne l’écho infini des montagnes / Khaled Hosseini

Francine nous parle de ce livre qui raconte l’histoire de deux enfants séparés en Afghanistan et qui vont se retrouver plusieurs années plus tard.

 

 

 

Les quatre saisons de l’été / Grégoire Delacourt

Quatre générations qui passent l’été dans une station balnéaire très chic  et qui au même moment, au même endroit, qui se croisent, agissent les uns sur les autres sans forcément le savoir. Tel est le livre présenté par Francine.

 

La tête de l’emploi / David Foenkinos

 L’histoire d’un homme à qui il arrive plein de malheur, presque trop pour Antoinette.

 

L’infini livre / Noëlle Revaz

Antoinette nous a parlé de ce livre qui raconte l’histoire de deux auteurs quand le livre ne sera plus qu’une couverture.

Ce livre a obtenu le prix suisse de littérature de 2015

 

 

 

 

Soirée du jeudi 21 mai 2015

Marie-Bernadette Dupuy : le cachot de Hautefaille

Gabrielle nous présente un polar de cette auteure que nous avons connu grâce à sa série « L’enfant des neiges ». Diane part en Ecosse pour écrire un livre dans le calme.  Elle y rencontre un jeune couple et se lie d’amitié avec eux. Mais des meurtres inexpliqués vont troubler la tranquillité des vacanciers.

Peter James : des enfants trop parfaits

Christiane a pris ce livre dans la bibliothèque. Elle n’a pas pu le lâcher. C’est l’histoire d’un couple qui perd un enfant victime d’une maladie génétique. Le couple apprend qu’un médecin peut opérer leur prochain enfant pour enlever du cerveau le gène défectueux. Les parents peuvent aussi choisir les caractéristiques de leur enfant pour en faire un être parfait.

Autres livres de cet auteur au club : Vérité, Comme une tombe, La mort leur va si bien, Faith

 

L’Amérique des écrivains

Sylviane nous apporte ce livre insolite qui retrace l’histoire d’une famille avec quatre enfants qui part en camping-car découvrir les auteurs américains dans leur contexte. Dans ce livre, on y découvre des entretiens, des portraits illustrés par les photographies du père de famille.

 

Claire Druc-Vaucher : le revenant du Louvre

Christiane nous parle du dernier livre de Claire Druc-Vaucher. L’histoire commence par un tableau qu’une jeune femme voit au Louvre et elle se sent transportée en 1720. Le 1er et le dernier chapitre se passent nos jours, et tout le reste du livre se passe en 1720 et retrace l’histoire d’une jeune fille dont le père est ambassadeur à Constantinople. Elle y rencontre plein de monde et vit une histoire d’amour. Mais son père la renvoie en France à l’époque de la peste. C’est l’occasion d’apprendre un peu plus sur cette période. La jeune fille continue son périple jusqu’en Savoie, à Carouge et à Genève.

Autres livres de cette auteure : nous les avons presque tous.

 

Clara Sanchez : Entre dans ma vie

Auteur espagnole de thriller

Dans les années 50, en Espagne, on enlevait les enfants dans les maternités pour les vendre à des riches parents. Le livre parle des recherches qu’une jeune femme mène pour retrouver le premier enfant de sa mère déclaré mort. On fait connaissance des différents acteurs de cette recherche. Ce livre est basé sur des faits réels.

 

Albertine Sarrasin : L’astragale

Patricia nous parle de ce livre qui raconte la fuite d’une jeune fille qui se casse l’os du pied qui s’appelle l’astragale. C’est un classique de la littérature dont on a tiré un film.

L’auteure est décédée à l’âge de 30 ans en 1967.

 

Michel Bouvier : L’assassinat de Rudolf Schumacher

Patricia nous présente le premier roman policier de cet auteur suisse qui était juge au Tribunal du Valais. Il pastiche le Valais et certains politiciens connus.

 

Donato Carrisi : le chuchoteur

Patricia a lu aussi ce livre de Donato Carrisi qui nous raconte l’assassinat de cinq petites filles  dont des membres sont retrouvés dans des fosses. Ce livre se base sur des faits réels.

 

Pascale Gautier : les vieilles

Patricia nous apporte ce livre qui possède des passages marrants et des passages barbants. On fait la connaissance avec la mamie qui parle à son chat, l’autre qui surveille ses voisins en buvant son thé. Mais toutes elles s’embêtent.

Une dame qui travaillait à la Poste décide de partir dans cette ville où il y a le soleil 365 jours par an et qui s’appelle Trou. Cette ville est remplie de vieux, de vieilles, il n’y a aucun enfant. Ce livre a reçu le prix Renaudot poche en 2012

 

Nicolas Verdan : Le patient du docteur Hirschfeld

Isabelle nous présente cet auteur suisse. Ce roman possède des bases historiques. C’est l’histoire d’un homme juif et homosexuel durant la seconde guerre mondiale, pas facile. On passe d’une époque à l’autre dans chaque chapitre et de Berlin,  en l’Argentine et tous recherchent une liste. Mais que contient-elle ?

Autre livre de cet auteur au club : Le rendez-vous de Thessalonique, Chromosome 68

 

Agnès Ledig : Juste avant le bonheur

Isabelle nous parle de ce roman qui raconte l’histoire d’une caissière qui élève seule son enfant de 2 ans. La vie n’est pas facile pour elle. Puis elle fait la connaissance d’un monsieur d’une cinquantaine d’années qui désire l’aider en lui proposant de lui offrir des vacances avec lui. Elle se méfie puis prend confiance. Livre surprenant, émouvant et triste.

Hervé Jaouen

Pierrette a découvert cet auteur breton. Elle s’est régalée, belle plume. Elle les a empruntés à la bibliothèque de Carouge

 

Aude Seigne : Les neiges de Damas

Catherine nous a transmis ses impressions sur ce livre : « Bien, mais pas si facile. Un peu tortueux ».

 

Léonor De Recondo : Pietra Viva

« Beau voyage intérieur. Tendre et émouvant. C’est une belle écriture », nous a confié Catherine.

 

Emma Fraser : Quand soufflera le vent de l’aube

Myriam présente ce livre qui retrace le parcours de vie de deux demoiselles au début du siècle en Irlande. L’une désire être médecin (mais pas facile au début du siècle quand on est une femme) et l’autre infirmière. Elles se retrouvent sur le front où les femmes écossaises se sont illustrées en soignant les hommes blessés. Mais un secret lie ces deux femmes…

 

Laurent Gaudé : Danser les ombres

Voici les impressions de Catherine qui a lu ce livre :  « Démarrage en douceur sur des vies qi s’annoncent meilleures. Vrais amitiés, amours et sentiments forts. Le tremblement de terre va tout bouleverser. La Vie se mélange à la Mort.

 

 

Eliette Abecassis : le palimpseste d’Archimède

 

Gabrielle nous présente ce polar historique. Ce livre lui fait penser au « Da Vinci code » : il y a des prêtres, des jésuites, des meurtres, on parle de Pi et des mystères du monde. Le livre se passe à notre époque et une série de meurtres ont lieu. C’est une recherche du palimpseste qui serait écrit par Archimède. L’auteure parle des philosophes grecques.

 

 

Victoria Hislop : une dernière danse

Victoria Hislop quitte la Grèce le temps de ce roman. C’est l’histoire d’une jeune anglaise qui va à Barcelone et découvre le flamenco à travers un homme dans un bistrot. Elle rentre chez  elle et son père lui apprend que sa mère aimait beaucoup cette danse et qu’ils étaient danseurs de flamenco. Elle retourne à Barcelone et retrouve de nouveau avec l’homme du bistrot qui lui parle de la guerre d’Espagne et l’histoire d’une petite fille qui quitte l’Espagne pendant cette guerre et qui danse pour survivre.

Nous avons plusieurs livres de cette auteure : L’île des oubliés, Le fil de nos souvenirs, et Une dernière danse. Victoria Hislop vient de sortir un nouveau livre « La ville orpheline »

 

James Patterson : le masque de l’araignée

Corinne présente cet auteur américain qui a écrit de très nombreux polars. Il écrit des séries avec des personnages différents.

Dans ce livre, le héros est un noir, orphelin recueilli par sa grand-mère qui l’éduque comme il faut. Il devient détective avec une licence de psychologie. Il mène ses enquêtes avec ces deux casquettes. Corinne nous encourage à lire cet ouvrage.

Marc Lévy : Elle et lui

Même si elle a dit qu’elle ne lirait plus Marc Lévy, Corinne a craqué pour ce livre parce qu’il se passe à Paris. C’est un livre construit qui reprend le personnage de Paul dans « Et si c’était vrai ». Lui, c’est un écrivain qui a un grand succès en Corée et qui a une aventure avec sa traductrice. Elle, c’est une star de cinéma connue qui se déguise pour modifier son apparence et elle vient incognito à Paris. Ils se rencontrent. C’est un livre distrayant, mais sans plus.

 

Fred Vargas : Temps  Glaciaires

Une histoire policière entre l’Islande et Robespierre… du vrai, du tout grand Vargas. Corinne le trouve extraordinaire. C’est un bijou. A lire absolument.

 

Claire Keller : une passion italienne

Histoire d’amour entre Alexandre Ivanovitch Ostermann-Tolstoï, issu d’une ancienne et noble famille russe et Maria Pagliari, fille d’un notable d’une petite cité des environs de Rome. Le roman est écrit par l’arrière-arrière-petite-fille de ce couple.

 

Patrick Modiano

Corinne a apporté 3 livres de cet auteur qui vient de recevoir le prix Nobel de littérature

Soirée du jeudi 26 mars 2015

Fredrik Backman : Vieux, râleur et suicidaire, la vie selon Ove

Fredrik Backman est un jeune auteur suédois.

Francine trouve ce titre bien choisi car Ove râle toujours. Survient pour lui une période difficile : décès de sa femme, perte de son travail. Bref, il est déprimé, car il pense ne servir à rien et veut se suicider par pendaison. Il prépare sa mort (il protège les sols pour ne pas salir la moquette, par exemple) mais est toujours dérangé par son voisin et narrive pas à ses fins. Au fil des pages, on apprend à le connaître. Ses voisins viennent lui demander des services car il est bricoleur. Peu à peu, il retrouve une certaine envie de vivre.

 

Olivia Gerig : Logre du Salève

Patricia nous parle de ce livre d’une jeune auteur qui publie son deuxième roman « L’Ogre du Salève ». Cet ogre existe dans le livre et des jeunes femmes disparaissent. Elles sont toutes blondes, jeunes et au teint clair. Elles disparaissent et on ne les retrouve plus. L’ogre emmène ses victimes en camionnette dans une grotte du Salève. L’auteur donne des idées de recettes que l’ogre utilise pour manger ses victimes. Car son père qui était déjà cannibale lui a transmis ses recettes secrètes...

Lectures à propos du Salève (dans notre bibliothèque) :

  • Dominique Ernst : Histoires et légendes au Pays du Salève,

  • Pierre Schaefer : Les arbres du Salève racontent leurs histoires

Hannah Richell : Un fragile espoir

Isabelle nous présente ce livre qui raconte les difficiles relations entre une mère et ses filles suite à la mort du petit garçon de la famille. Puis commence une période difficile pour tous, minée par les non-dits, la culpabilité et la trahison. Quand l’aînée, qui avait la responsabilité de son petit frère quand il a disparu, est enceinte elle renoue avec ses parents et apprend peu à peu la véritéet arrive à déculpabiliser et à vivre pleinement sa grossesse.

 

Darcie Chan : Un ange à la fenêtre

Voici un livre où on passe du passé au présent. Une femme vit seule, depuis plus de 60 ans, dans sa belle maison sur la colline dans un village assez pauvre. Mais elle veille sur le village grâce à son ami le curé. Au fil des pages, on apprend sa vie, pourquoi elle est seule et comment elle a aidé les habitants.

 Darcie Chan est américaine. Un ange à la fenêtre, son premier roman, a remporté, dès sa parution, un succès aux Etats-Unis et compte plus dun million de lecteurs.

 

 

François-Xavier Dilard:  Fais le pour Maman

Voici un roman qui a tenu Isabelle en haleine jusqu’à la dernière page. Un petit garçon vit avec sa grande sœur et leur maman. Le papa est parti et la maman doit énormément travailler. Il y a des tensions à la maison. Un jour, la jeune  fille est retrouvée avec un couteau dans le ventre. On ne sait pas qui est coupable, mais la maman, soupçonnée, va en prison. Le petit garçon est adopté et refait sa vie. Puis des années plus tard, de nouveaux meurtres ont lieu...

Karine Giebel : Jusqu’à ce que la mort nous unisse

L’auteur de ce thriller est une Française et le livre a plu à Christiane. L’histoire se passe dans les Alpes de Haute-Provence. Il y a une forte tension entre le guide de la montagne, les gardes du parc et les chasseurs. Il y a des meurtres mystérieux dont le meilleur ami du guide. Il accompagnait une femme flic et ensemble ils vont faire une enquête pour découvrir ce qui est arrivé àson ami.

Lisa Unger : Lappel du mal

L'héroïne est une étudiante en psychologie dans une petite ville tranquille de l’état de New York. Sa meilleure amie disparaît et lemploi du temps de lhéroïne ne cadre pas avec les versions des autres témoins. Christiane trouve quil y a de nombreux psychopathes dans le livre, presque un peu trop.

 

 

 

 

 Aurélie Benattar : Un corbeau au 36

Patricia nous parle de ce commissaire qui reçoit des messages bizarres sur son bureau sans que personne ne voie quelquun entrer ou sortir. Il fait appel à une graphologue pour savoir si l’écriture provient de la même personne. Les lettres parlent dun viol qui a eu lieu au Quai des Orfèvres. La tension monte. Le troisième message annonce un meurtre.

 

 

 

Helen Brown : Cléo et Sam

Ce livre est le témoignage bouleversant dune mère. Comment un chaton va aider toute la famille à traverser les épreuves difficiles de la perte dun enfant, dun frère. La petite chatte, Cléo, va prendre le malheur de la famille sur elle et va ainsi aider la famille à supporter la douleur. Dès que la famille a lâché prise et sent quelle retrouve le bonheur, la petite chatte meurt après 23 ans de présence. Un deuxième tome a vu le jour : A pas de chat. Ce livre continue lhistoire de la famille et nous raconte la suite de leurs vies.

 

Eliette Abécassis : Clandestin (2003)

Floriane nous parle de ce livre qui relate la rencontre sur un quai de gare dun homme et dune femme. Lhomme est clandestin et cherche un pays daccueil. Il na pas de papier. Elle a trouvé ce livre vite lu mais bien écrit.

 

 

Agnès Abécassis : Chouette une ride (2010)

Floriane pensait lire un livre de la même auteure que précédemment mais le prénom est différent. Et elle comprend mieux la différence d’écriture. Agnès écrit comme on parle. Elle veut faire branchée, parle comme les ados mais ça na pas plu. La couverture fait très jeune aussi.

Agnès a aussi écrit« Les tribulations dune jeune divorcée ».

 

 

Corinne Jaquet : A lombre de laigle

Monique est en train de lire ce livre et elle le trouve vraiment très intéressant. Elle ne sait pas encore la fin de lhistoire.

Vous vouliez savoir la fin ? eh ben, on ne va pas vous la dévoiler !!!

Robert Van Gulik : Le paravent de laque (1962)

Floriane a lu encore ce livre qui est un recueil de petits polars chinois.

 Daniel Cario : Les coiffes rouges

 Myriam nous présente ce livre qui se passe à Douarnenez où elle a passé une semaine de vacances durant l’été 2014. Il nous raconte la vie des sardinières en 1920 dans les usines à sardines de cette petite ville. Bientôt la rébellion gonde en ville. Les ouvrières font grève et exigent un meilleur salaire. La grève dure 40 jours et les ouvrières obtiennent gain de cause. On apprend beaucoup sur la vie de ces femmes et des conditions de vie de cette époque.

 

Marie Laberge : Mauvaise foi

Magali nous donne un petit aperçu de notre soirée « Québec »qui aura lieu au mois de juin. Ce livre raconte lassassinat sauvage en 1985 dans la ville de Saint-Rose-du-Nord dune femme aimée. Un coupable est identifié et il est jugé. Mais la vérité est-elle aussi simple ?

Elle na pas trop aimé cet ouvrage mais en a lu dautres de cette auteure depuis (dont la trilogie « Le goût du bonheur » : Gabrielle, Adelaïde et Florent) quelle a trouvés très intéressants surtout sur la condition féminine au début du XXe siècle et  lemprise de lEglise sur les femmes à cette époque. Belles descriptions et expressions québécoises dans l’écriture.

Svetlana Alexievitch :   La fin de lhomme rouge ou le temps du désenchantement (2013)

Ce romand qua lu Sylviane a reçu plusieurs prix. Il raconte lhistoire mais vu de lintérieur grâce à des interviews, qui révèlent des contrastes choquants et on a en apprend plus (ce nest pas toujours gai) sur la vie en URSS.

 

Martina Chyba : Vie en rose et chocolat noir

Cest le quatrième roman de la journaliste qua lu Sylviane. Cest une succession de saynètes. Lhéroïne a 42 ans, une grand-mère rebelle en maison de retraite, une sœur avec des enfants mal élevés. Puis survient une disparition et notre héroïne va faire des recherches.

 

 Minou Azoulai : Petits arrangements avec la cinquantaine

Lhéroïne parle de sa vie de femme, livre narcissique mais elle raconte avec humour et tendresse. Lhéroïne se pose des questions. Elle recherche lharmonie dans son couple.

 

Soirée du 19 février 2015

Patricia nous propose de découvrir les romans policiers de C.J.Box, parmi lesquels Détonations rapprochées. Il s'agit d'un polar western. Un garde-chasse veille sur sa région dans laquelle surviennent de curieux meurtres. Il se passe des choses étranges dans la forêt et Joe Pickett va mener l'enquête. Le premier ouvrage de Box est sorti en 2003. 

A lire: Meurtres en bleu marine, Trois semaines pour un adieu et six autres romans.

Autre découverte à faire, celle de Sophie Loubière (Pocket). Deux titres à lire: Dans l'œil noir du corbeau, dans lequel une chroniqueuse culinaire mène une enquête à San Francisco, et L'enfant aux cailloux, dans lequel une retraitée, derrière sa fenêtre, observe un petit garçon qui a l'air bien seul...

Christelle nous parle d'un livre de Danielle Steel qui l'a touchée: l'histoire d'une femme qui vient de perdre son fils et se "sauve" en faisant du bénévolat. Offrir l'espoir est le titre de l'ouvrage.

 

Dominique a fait deux jolies découvertes: 

Ménage rouge, de Richard Sainte-Marie, un auteur québécois que d'aucunes connaissent déjà. Des excellents polars chez Alire, une maison d'édition à dévaliser lors du prochain Salon du Livre. On nous annonce Richard Sainte-Marie comme invité!!!

Courtier en valeurs mobilières, Vincent Morin est un homme paisible, rationnel. Il n’empêche : lorsque, de retour d’un voyage d’affaires à New York, il trouve sa femme avec deux hommes dans le lit conjugal, son sang ne fait qu’un tour et il commet l’irréparable.
D’abord pris de panique, Morin décide ensuite d’assumer son coup de sang et de… nettoyer. De « tout » nettoyer. De façon à ce que personne ne sache ce qui s’est réellement passé. Or, si son ménage a bientôt toutes les apparences d’une réussite, un doute s’installe dans son esprit au fil des semaines, puis une terrible anxiété : et s’il avait oublié un détail ?

Lundi noir, de Dominique Dyens. Nous avons déjà plusieurs ouvrages de cette auteure française de talent, parmi lesquels Une maison bleue.

Homme d’affaires redouté, Paul Deshoulières a 55 ans, une belle situation, une femme élégante et deux enfants. Tous les signes extérieurs de la réussite. À la suite d’une opération chirurgicale qui le laisse impuissant, la honte le ronge. Diminué, obsédé par l’idée de perdre sa femme, ce requin de la finance est prêt à tout, même à un irréparable délit d’initiés, pour la retenir. Mais son montage illicite tourne mal et entraîne sa ruine.

Floriane a lu et aimé Indigo, qu'elle a lu en marge en marge d'un voyage au Kerala.

Et puis aussi le livre de Pierre-Olivier Giesbert, dont on parle beaucoup et qui est sorti en poche : La cuisinière d'Himmler.

Ceci est l'épopée drolatique d'une cuisinière qui n'a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu'elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l'avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d'une centenaire scandaleuse qui a un credo : "Si l'Enfer, c'est l'Histoire, le Paradis, c'est la vie".

Annette nous parle de Tatiana de Rosnay et de son A l'encre russe.

Elle a aussi aimé Mauvaise foi de Marie Laberge, un ouvrage policier très prenant mais écrit avec humour. Une femme est assassinée sauvagement  dans un petit village du nord du Québec. Vingt-cinq ans après, l'enquête est rouverte. 

 

 

Pour Claudine, le livre de Marielle Stamm, Chère Mademoiselle et amie (Editions Mon village) est à lire.

Par le plus grand des hasards, Lucas Wanderer récupère un carton de lettres écrites par Félix, son père, à une jeune femme dont il avait jusque-là ignoré l'existence. Hélas, les lettres de la Chère Amie, l'autre pan de cette correspondance, sont introuvables. Déchirées, brûlées ? Tout a disparu. Comment comprendre cet attachement indéfectible s'il manque un morceau du puzzle sur deux ? Que pouvaient se raconter, à longueur de feuillets, un jeune homme et une jeune fille, au début du siècle dernier ? Lucas s'acharne, déchiffre, décrypte, comble les trous noirs, renoue les fils de ce tissu mité. Il traque les indices pour reconstituer les brèves et rares rencontres qui ont jalonné une amitié si incroyable. Elle a survécu au mariage de Félix et duré plus de cinquante ans. Une enquête qui révèle au vieux fils un jeune père imprévu, amoureux des promenades en barque et des soirées dansantes, mais dont l'issue a les accents d'une tragédie grecque.

Elle a aussi lu et aimé Frédérique Deguelt.

Pour Christiane E. Il faut lire Charlotte, de Foenkinos.

Notre amie conseille aussi le dernier Metin Arditi, Juliette dans son bain. C'est presque un polar, en fait. Un homme très riche, soumis à un chantage, dévoile dans les journaux des côtés sombres de sa vie.

Elle évoque aussi Karine Giebel, dont on parle de plus en plus. A lire, Purgatoire des innocents.

Myriam s'est fait du bien avec le livre de Laurent Gounelle, Le jour où j'ai appris à vivre. Une voyante prédit au narrateur qu'il va mourir à la fin de l'année. Une parente, elle, lui explique que le bonheur vient de l'intérieur…

On a aussi évoqué 

Sonia Baechler, Si j'étais toi, et plusieurs ouvrages de Frédéric Beigbeder.

Pour conclure avec Constellation, d'Adrien Bosc certes apprécié et bien écrit, mais dont Corinne se demande si c'est à classer dans les romans et donc si cela justifie le Grand Prix de l'Académie française... 

Soirée du 13 novembre 2014

Le jeudi 13 novembre au soir nous avons évoqué près d’une quarantaine d’ouvrages. Les notes ci-dessous mêlent les propos de nos membres et quelques compléments d'information trouvés sur internet, pour nos membres qui voudraient retrouver ces titres ou pour les autres visiteurs qui voudraient en savoir plus...

L'appel du Coucou, de Robert Galbraith (alias JK Rowlings)

Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Briscow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.

Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose d’internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula.

De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzis, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance.

Avec son intrigue haletante et sa galerie de personnages plus vrais que nature, L’Appel du Coucou, premier volet des aventures du détective Strike, emprunte à la fois au classicisme d’un Chandler, d'une Agatha Christie ou d’une P.D. James. Un coup de maître.

Enthousiasmant d'après Magali, qui se précipitera sur le prochain qui vient de sortir sous le titre Le Ver à soie :

Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours – comme cela lui est déjà arrivé par le passé –, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène.

 

Le tort du soldat, d’Erri de Luca

Très intello, mais intelligent, bien écrit, comme tous ses livres.

Un vieux criminel de guerre et sa fille dînent dans une auberge au milieu des Dolomites et se retrouvent à la table voisine de celle du narrateur, qui travaille sur une de ses traductions du yiddish. En deux récits juxtaposés, comme les deux tables de ce restaurant de montagne, Erri De Luca évoque son amour pour la langue et la littérature yiddish, puis, par la voix de la femme, l'existence d'un homme sans remords, qui considère que son seul tort est d'avoir perdu la guerre. Le tort du soldat est un livre aussi bref que percutant qui nous offre un angle inédit pour réfléchir à la mémoire si complexe des grandes tragédies du XXe siècle.

 

Le mystère de High Street, d'Anne Perry

Ne ressemblant pas aux autres livres, curieux, mais pas le meilleur.

Lorsque Monty Danforth, libraire dans le quartier de Cambridge, retire d'un carton un très vieux parchemin, il ne sait pas encore que plus rien ne sera comme avant. 
Trois individus énigmatiques se présentent successivement à lui, voulant tous - et à n'importe quel prix - acquérir le mystérieux manuscrit. 
Qui sont ces étranges personnages et comment expliquer les phénomènes inquiétants qui envahissent peu à peu la vie de Monty? Malédiction ou anathème? Qui pourrait détenir la clé du mystère?

Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme. Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence.

Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier – un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière –, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.

Roman policier haletant, rythmé par une véritable cascade de coups de théâtre, Le Ver à soie est le deuxième opus des enquêtes de Cormoran Strike et de sa jeune et intrépide assistante, Robin Ellacott.

 

S.O.S. Calvin, de Vincent Delay

Une histoire rocambolesque à la Fondation Bodmer, où l'on se promène sur les hauts de Cologny, la nuit... Surprenante aventure de notre Sherlock suisse romand...

 

L'enfant de Calabre, de Catherine Locandro

Magnifique livre, plein d'émotions. Une jeune femme cherche à comprendre le passé de son père suite à la découverte d'une photo étrange. Le récit est construit à cheval entre Nice aujourd’hui et la Guerre du Vietnam. Habile et prenant. 

Lorsqu'elle pousse la porte de l'agence de détectives privés Azur Enquêtes, Frédérique a en main une photo. Celle de son père, ancien combattant d'Indochine. Il y figure en compagnie d'une inconnue. À Nice, ville de son enfance, elle espère retrouver la trace de cette femme blonde au teint pâle et au sourire timide. Mais, à trente-neuf ans, ce qu'elle souhaite bien plus encore c'est découvrir qui était ce légionnaire secret. Quitte à reconstruire son roman familial. Dans un labyrinthe de souvenirs, Frédérique convoque ses aïeux et entrecroise trois générations marquées par la douleur et l'injustice. " Une plongée dans le passé pour reconstituer le présent... Il n'en faut pas plus pour faire une histoire captivante. " Femme Actuelle

 

La vie entre deux océans, de M.L. Stedman

Un couple isolé sur l'île d'un phare (non loin des côtes australiennes) recueille un jour un nouveau-né voguant dans un canot de sauvetage aux côtés d'un homme mort. La raison (et la loi!) auraient voulu qu'ils appellent les secours. Mais la jeune femme qui vient de faire une nouvelle fausse couche, implore son conjoint de garder le bébé.

Un jour passe, puis deux, après, c'est trop tard pour faire machine arrière. La faute est commise. La petite famille construit son bonheur sur cette faute. Jusqu'à quand? Peut-on vivre avec une telle culpabilité?

 

Une vengeance d'orfèvre, d'Andrea Fazioli

Une magnifique découverte d'un auteur suisse italien qui livre ici un roman passionnant. L'histoire d'une vengeance dans les rues de Locarno et un peu partout au Tessin. C'est le premier titre traduit de cet auteur sympathique rencontré à Morges en septembre dernier.

Oona et Salinger, de Frédéric Beigbeder

Un beau livre sur la rencontre entre l'auteur de L'Attrappe-Coeur et la future épouse de Charlot.

« Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.

En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood.

Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant. »

 

Sacrifices, de Pierre Lemaître

Un bon polar de l'ancien prix Goncourt, qui en a écrit plusieurs.

« Un événement est considéré comme décisif lorsqu'il désaxe complètement votre vie. Par exemple, trois décharges de fusil à pompe sur la femme que vous aimez. » Anne Forestier, la nouvelle compagne du commandant Verhoeven, est l’unique témoin d’un braquage dans une bijouterie des Champs-Elysées. Elle a été violemment tabassée et laissée pour morte. Atmosphère glaçante, écriture sèche, mécanique implacable : Pierre Lemaitre a imposé son style et son talent dans l'univers du thriller. Après Alex, il achève ici une trilogie autour du commandant Verhoeven, initiée avec Travail soigné. Par l’auteur de Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013.

 

Sa vie dans les yeux d'une poupée, Ingrid Desjours

Polar un peu dur, mais excellent.

Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des mœurs après un grave accident. Quand, dans le cadre d'une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l'avenir. Mais il est aussi persuadé qu'elle est la pièce manquante pour démasquer le psychopathe qu'il traque. Et s'il se trompait ? Le pire des monstres est parfois celui qui s'ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d'une poupée..

 

Babylone Dream, de Nadine Monfils

Un couple de jeunes mariés aux prises avec un serial killer, brrr.

Et ils vivront heureux, jusqu'à ce que la mort les sépare. Ce qui, loin de s'étirer sur des années, devrait prendre entre quinze et vingt minutes, si on s'en tient aux événements récents. Un serial killer semble en effet avoir une dent contre le mariage, et s'amuse à tuer les époux fraîchement célébrés, avec tout le rituel propre à ce genre de malades. Lynch, flic austère, Barn, second couteau et Nicki, profiler habitée, mènent l'enquête. Nos vœux de bonheur les accompagnent. " Un monde loufoque où le rire désamorce l'enfer. " La Marseillaise Cet ouvrage a reçu le Prix Polar de Cognac

 

Léon et Louise, d'Alex Capus (auteur suisse-allemand)

Le jour de l'enterrement du grand-père, une petite vieille s'avance dans la cathédrale devant le cercueil. Elle fut l'amour de jeunesse du grand-père... Son récit reconstruit quarante ans d'histoire familiale... Un beau livre autour d'une histoire vraie.

 

Beau parleur, Jesse Kellermann

L'auteur de Les Visages, qui avait séduit plusieurs d'entre nous revient avec un autre titre qu'on ne lâche pas non plus.

Tout va mal dans la vie de Joseph Geist. Il est fauché, sa thèse de philosophie patine, et sa petite amie vient de le mettre à la porte. Il est au bord du désespoir quand une annonce retient son attention : "Cherche personne pour heures de conversation". Un boulot de rêve pour Joseph ! Parler, c'est ce qu'il fait le mieux, et Alma Spielmann se révèle être l'employeuse idéale : vieille dame raffinée, érudite et généreuse, elle lui propose de loger dans sa somptueuse demeure. Seule ombre au tableau, Eric, le neveu bien aimé, jeune homme paumé et énigmatique, dont les capacités e nuisance confinent au génie.

 

Je trouverai ce que tu aimes, de Louise Doughty

Une mère mène une enquête autour de l'accident qui a coûté la vie à sa fille.

Ciel bas et gris, vent glacial sur les falaises et le corps de Betty, neuf ans, qui gît devant Laura, sa mère. Les policiers, la morgue, l'incinération ; submergée par la violence de ses sentiments, Laura regarde sa vie lui échapper. Passé, présent, il n'y a plus que l'absence de Betty. Puis on découvre l'identité du meurtrier. La vengeance mettrait-elle un terme à la souffrance ?

 

Lundi noir, de Dominique Dyens.

À cinquante-cinq ans, Paul Deshoulières affiche une réussite éclatante: financier redouté, c’est aussi un mari et un père comblé. Du moins en apparence. Car depuis qu’une opération l’a rendu impuissant, il est obsédé par l’idée de perdre sa femme. Pour la retenir, il tente un ultime coup de poker. Lorsque son plan frauduleux vire au fiasco, Paul reçoit un chèque providentiel. Qui peut bien chercher à l’aider? Qu’attend-on de lui en échange?

Tension extrême dans un décor feutré, spirale du mensonge, vertige de l’adultère et ivresse du pouvoir… Dominique Dyens s’amuse à écailler le vernis des conventions et conjugue le drame bourgeois à l’ère de la délinquance en col blanc. Brûlant! (Ed. Héloïse d'Ormesson)

 

Secret des Glaces, de Philipp Carter

L'histoire d'un secret que l'on se transmet de génération en génération et qu'il serait dangereux de perdre...

 

L'invité de la dernière heure, de Charlotte Link

 

Après la mort de son mari, Rebecca se réfugie dans sa maison de Provence. Accablée de chagrin, elle s'apprête à mettre fin à ses jours lorsqu'elle reçoit la visite de Max, le meilleur ami de son époux, accompagné d'un jeune couple d'auto-stoppeurs, Marius et Inga. Rebecca finit par oublier son sinistre projet. Mais le sympathique Marius devient peu à peu irascible et agressif, sa personnalité trouble se dévoile. Rebecca comprend alors que le cauchemar ne fait que commencer...

 

Le serment des Highlands, de John Erich Nielsen

Petit polar sympa dans l'univers des tourbières. Sur fond de lande, de tourbe et de château, une intrigue et des paysages... ébouriffants ! 
L'histoire : Une randonnée dans le massif du Kintail, à l'ouest des Highlands, je suis toujours partant ! Pourtant, cette fois... Sept disparus en moins de deux ans, sans qu'aucun corps n'ait jamais été retrouvé... Un fugitif armé d'un fusil, un projet pharaonique de parc animalier, et puis cet inquiétant berger, Pat McKenzie... Qui est-il vraiment ? 
Enfin, cette légende que nous a raconté le nouvel ami de tante Midge, l'historien Robert Butler : un dragon anglais, perdu dans la brume le 10 juin 1719, alors qu'il s'élançait à la poursuite de Highlanders rebelles... On prétend qu'il n'est jamais revenu ! 

 

Mémoire du Laos, de Geneviève Couteau

Une jeune femme voyage et fait des croquis. Pour ce faire, elle prend son temps dans des lieux qui la rapprochent des habitants. Une façon originale d'approcher les coutumes et l'histoire d'un pays...

 

Une autre idée du bonheur, de Marc Lévy

L'échappée de deux femmes à travers les Etats-Unis.

 

Le fil des souvenirs, de Viktoria Hislop

Après L'Île des oubliés, l'auteur réussit une roman très humain autour de personnages colorés. 

1917, Thessalonique. Le jour de la naissance de Dimitri, un terrible incendie détruit la ville. Sa famille doit déménager dans les quartiers populaires. C’est là aussi que viennent s’installer des réfugiés turcs quelques années après. Parmi eux, Katherina. Le destin réunit les deux enfants, l’un héritier d’un empire textile, l’autre couturière prodige. Ensemble, ils seront les témoins d’une Grèce tourmentée, de l’occupation allemande aux révolutions civiles et à la dictature, qui défigureront leur cité autrefois multiethnique et fraternelle. Presque un siècle plus tard, de quels secrets sont-ils les gardiens ? Comment les transmettre avant qu’il ne soit trop tard ? Le temps est venu de dérouler le fil de leurs souvenirs…

Dans la digne ligne de L’Île des oubliés, best-seller vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, une édifiante leçon de mémoire… Deux romans seulement et déjà un « style Hislop ». M. de Tilly, Le Point.

 

"Constellation" d'Adrien Bosc (Couronné du prix de l'Académie française)

Un roman qui explore l'enchaînement des infimes causalités qui ont précipité un avion d'Air France, le Constellation, sur le mont Redondo, aux Açores, dans la nuit du 27 au 28 octobre 1949. Parmi les 48 victimes, le boxeur Marcel Cerdan, amant de la chanteuse d'Edith Piaf, et la violoniste prodige Ginette Neveu. Un crash de légende. (Stock)

(Grand prix de l'Académie française au même âge que Joël Dicker.)

 

Le cas Eduard Einstein, de Laurent Seksik

Le célèbre génie était un grand scientifique, mais un piètre père... Le livre raconte l'histoire dramatique de son fils, mort en asile psychiatrique.

« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution. » Albert Einstein.

Le fils d’Einstein a fini parmi les fous, délaissé de tous, jardinier de l’hôpital psychiatrique de Zurich. Sa mère, qui l’a élevé seule après son divorce, le conduit à la clinique Burghölzli à l’âge de vingt ans. La voix du fils oublié résonne dans ce roman où s’entremêlent le drame d’une mère, les faiblesses d’un génie, le journal d’un dément. Une question hante ce texte : Eduard a-t-il été abandonné par son père à son terrible sort ? Laurent Seksik dévoile ce drame de l’intime, sur fond de tragédie du siècle et d’épopée d’un géant.

 

Un ménage rouge, de Richard Sainte-Marie

Et voilà du polar québécois!

Vincent Morin est un courtier en valeurs mobilières. Professionnel reconnu, homme tranquille, paisible, mélomane, personnage sans histoire; bref, il mène une vie tout à fait ordinaire ...

Il revient donc, un jour à l’avance, d’une formation importante à New-York. Il entre dans sa maison cossue de Rosemère, en banlieue nord de Montréal. La musique joue à tue-tête, cette musique que souvent il écoute en faisant l’amour avec sa femme. Excité par la perspective d’un accueil très spécial, il se demande comment elle a su qu’il arriverait une journée à l’avance. Il monte jusque dans sa chambre et y découvre sa femme dans une torride partie de jambes en l’air avec deux inconnus.

 

Le diable, certainement, d'Andrea Camilleri

Recueil de nouvelles policières du célèbre auteur italien.

Dans ce recueil de courtes nouvelles sur l’âme humaine, Camilleri s’amuse des petits détails diaboliques qui font basculer le cours d’une vie. Un partisan trahi par une souris, un voleur qui se révèle gentilhomme, un magistrat induit en erreur par un roman policier, un éminent homme d’Église victime d’un terrible lapsus, un enfant pris pour cible d'un tueur à gages... Découvrez 33 histoires délicieusement amorales, qui font la part belle aux tricheurs, menteurs, épouses et maris adultères et autres usurpateurs. Sans oublier bien sûr les arroseurs arrosés ! Il n’y a pas de victime parfaite ni prédéfinie, les bons, les méchants, tout le monde y passe. Et le lecteur, lui, passe par tout le spectre des émotions.

 

L'élixir d'amour, d'Eric-Emmanuel Schmitt

« L’amour relève-t-il d’un processus chimique ou d’un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l’élixir qui jadis unit Tristan et Yseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d’aimer ? »

Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, lui à Paris, elle à Montréal. Par lettres, tout en évoquant les blessures du passé et en s’avouant leurs nouvelles aventures, ils se lancent un défi : provoquer l’amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ? 

Observateur pertinent des caprices du cœur, Eric-Emmanuel Schmitt explore le mystère des attirances et des sentiments.  

 

Paris, capitale du Crime, de Frédéric Diefenthal

Les crimes célèbres laissent une trace indélébile aux endroits où ils ont été commis. On ne peut pas traverser la place de la porte de Clignancourt sans penser à l’exécution de Mesrine, passer dans la rue Montmartre sans revivre l’émotion des Parisiens apprenant l’assassinat de Jaurès, arpenter le quartier de l’Étoile sans imaginer la petite entreprise de mort du Dr Petiot cachée dans la rue Le-Sueur, se balader entre le quartier des Grandes Carrières et de la Goutte d’Or sans avoir envie de replonger dans l’ambiance anarchiste de la bande à Bonnot. Ce livre n’est pas que le récit impressionnant des faits : il révèle les correspondances secrètes entre la vie d’un quartier, l’esprit d’une époque et la personnalité des criminels. Bonnot ne serait pas Bonnot sans le progrès de l’industrie automobile naissante, Petiot ne serait pas Petiot sans l’occupation allemande. Le gang des Postiches nous replonge dans la génération Mitterrand, le clan des Zemmour, dans le Pigalle des années 1970. Il n’y a pas de quartiers plus criminels que d’autres. Il y a simplement des crimes qui hantent à jamais certains lieux, et finissent par dessiner dans la mémoire populaire la carte imaginaire de nos peurs.

 

Dans la peau de Meryl Streep, de Mia March

Le mari d'Isabel la trompe. June a promis à son fils qu'elle retrouverait son père, qu'il n'a jamais connu. Kat ne sait pas si elle doit accepter la proposition de mariage de son meilleur ami de toujours... Ces trois femmes à la vie compliquée se réunissent chaque semaine pour regarder un DVD ensemble, quand arrive le mois consacré aux films de Meryl Streep. Sans le savoir, l'actrice va apporter les réponses à leurs problèmes : elles vont commencer à parler, à s'ouvrir et à remettre en question toutes leurs certitudes sur l'amour, la vie et elles-mêmes pour, peut-être enfin, trouver leur happy end !

 

Du côté de Castle Rock, de Alice Munro (Prix Nobel de littérature 2013)

Ce livre raconte l’histoire de ces bergers échappés de la vallée de l’Ettrick et de leurs descendants. Un père meurt. Un enfant disparaît quelque part entre l’Illinois et le Canada. Une autre histoire laisse deviner un inceste. Un premier amour s’esquisse sous les pommiers en fleurs tandis que le désir fait rage dans la grange. Une mère infatigable qui rêve d’échapper à sa condition décline inexorablement. Une fille brillante s’échappe pour s’inscrire à l’université puis se précipite dans le mariage. Sous le paysage familier une autre histoire se cache – qui nous fait rêver, nous fait peur, nous étonne, nous hante. Et Alice

 

La briscola à cinq, de Marco Malvaldi

Premier titre traduit de cet auteur italien de polars.

Dans un village près de Livourne, en Toscane, un jeune homme découvre dans une poubelle le cadavre d'une adolescente, Alina Costa. Il se rend dans l'établissement le plus proche pour appeler les secours et tombe sur le Bar Lume, tenu par Massimo. Et voilà que ce trentenaire fantasque, râleur et bon enfant, amoureux de la nourriture italienne, se retrouve enquêteur malgré lui ! Mais il pourra compter sur les quatre habitués du bar, une bande d'octogénaires originaux qui se retrouvent pour jouer aux cartes, fuir leur femme et échanger leurs avis sur " l'affaire Alina ". Premier opus de la série des retraités du Bar Lume, qui a connu un succès critique et commercial retentissant en Italie. Suivi par Le mystère de Roccapendente.

 

Les ailes de l'ange, de Jenny Wingfield

Swan, enfant espiègle et malicieuse a onze ans. Depuis que son père, prédicateur a perdu sa congrégation, la famille s'est installée chez la grand-mère, Calla Moses. D'une honnêteté inébranlable, les Moses n'éprouvent que du mépris pour leur voisin, Ras Ballanger, un éleveur équestre qui régente sa famille et ses chevaux avec une violence inouïe.
Quand le petit Blade Ballanger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiatement ces deux êtres en quête de justice, mais aussi de tendresse. Face au renoncement des adultes, Swan se donne alors une mission : protéger Blade, envers et contre tous. Mais pourrait-elle y parvenir sans se brûler les ailes ?
Dans l'Arkansas des années cinquante, deux enfants se révoltent contre la cruauté du monde adulte : Un roman poignant et bouleversant sur les liens familiaux, la perte de l'innocence et la force de l'amitié... (10/18)

 

Pétronille, d'Amélie Nothomb

Pour ceux qui ne sauraient pas boire du champagne. Mais pas plus. L'auteur nous déçoit.

 

33, rue des Grottes, de Lolvé Tillmanns

Quelle violence, dans ce croquis de société au moment où une curieuse maladie s'installe dans un immeuble des Grottes. Jusqu'où ira l'épidémie? Comment réagit-on face à l'indicible? Un premier roman... Frappant.

 

Quand Mamie, de Noëlle Revaz

Des phrases qu'on a tous dites, ou que l'on pourrait tous dire, à la veille du départ d'une aînée un peu lourde à porter. Au scalpel, comme Revaz sait faire. Mais puissant. Poussant à la réflexion. Mais à ne pas offrir à Mamy pour Noël!

 

Vague de chaleur, de Richard Castle

voir XXXXXXXXXXXXXX

 

La petit brodeuse, de Christiane Gio

Un premier roman séduisant.

A l’âge de dix ans Lésia perd ses parents, assassinés dans leur maison d’Ajaccio. Placée en foyer à Paris, elle est bientôt prise en charge par son tuteur, le juge Gianni Sforza, grâce à qui elle se reconstruit peu à peu. Mais à quatorze ans elle doit retourner en Corse et est bientôt victime d’une odieuse machination. Pour se protéger ainsi que sa famille elle doit quitter l’île. Sept ans plus tard elle est devenue une brodeuse, une artiste de talent. Elle retrouve Gianni avec qui elle vit une passion amoureuse intense. C’est alors que son persécuteur la menace à nouveau. Comment lui échapper ?

 

Biographie de Jacques Prévert, d’Yves Courrière

Né, il y a un siècle, aux franges un peu bohèmes de la bourgeoisie, ce Parisien typique «anar» mais élégant, gouailleur et lyrique, commença par exercer divers petits métiers tels qu'employé, fort peu modèle, aux magasins du Bon Marché. Un temps compagnon de route des surréalistes, rue du Château, puis des communistes, avec la troupe théâtrale du Groupe Octobre, la notoriété lui vint au cinéma, où, associé à Marcel Carné, il signa le scénario et les dialogues de plusieurs chefs-d'œuvre. Rebelle aux appartenances et aux mots d'ordre, Prévert fut cependant l'homme des amitiés. Elles tissent son existence. Et autant que son histoire, c'est celle de la «bande» dont il était l'éblouissant animateur qu'Yves Courrière fait revivre dans une biographie foisonnante. (Folio)

 

Je te salue Marie, ma fille, d'Antoine Schluchter

Le récit sans pathos du Papa de la malheureuse jeune femme victime d'un assassin l'an dernier près de Payerne. (Avec une préface de Roland Giraud, l'acteur français qui a perdu sa fille dans des circonstances également dramatiques) (Favre)